Qu’est ce que je ne ferais pas pour de la nourriture ! Cette envie m’a donc amené à Bologne.  Cette fois ci, c’est après 5 heures de bus que je pose mes affaires dans « La Rossa », traduisez « la rouge » dans la langue de Molière. Premiers pas dans la ville et je comprends maintenant son surnom. Effectivement, la couleur de la passion orne les murs bolonais. Je me dirige à l’aveugle vers ce qui semble être le centre historique de la ville.

Sous les arcades, la jeunesse :

 

Bologne est une ville où il est possible de se balader toute la journée à l’abris du soleil grâce à ses arcades qui couvrent tout le centre ville. J’emprunte l’une d’elle. Ce n’est pas pour me déplaire, c’est un petit bonheur par cette chaleur de pouvoir marcher à l’ombre ! 

La balade sous ces arcades est rythmée par l’ambiance de ses petits bars, ses restaurants et ses glaciers situés tout le long de la rue. 

Bologne est une ville étudiante, chaque année plus de 100 000 élèves rythment la vie de cette ville. Ce n’est pas étonnant car Bologne est surnommée « la savante », la « Dotta » dans la langue de Dante. Dante qui a d’ailleurs donné des cours ici dans ce qu’on considère comme la plus vieille université d’Europe. 

Je continue toujours tout droit, il n’est pas encore l’heure de manger et pourtant je peux sentir les odeurs de pain chaud et de sauce tomate qui semblent me suivre depuis mon arrivée en Italie. Je salive, mais pas de pizza aujourd’hui. Je suis ici pour goûter ces fameuses spaghettis bolognaise dont on raffole tant en France. Je crois que j’arrive en centre ville car les bars se font de plus en plus nombreux. 

Bologne est surnommée aussi la « grassa », « la grasse » car on y mange très bien. Bien entendu, la ville ne se résume pas qu’a sa cuisine même si elle est excellente.

Rémi Europetrotter

Ivresse ? folie ? ou décor penché ?

 

Au bout de la rue, je quitte l’arcade sous laquelle j’étais. Mon attention est immédiatement attirée par deux immenses tours en brique rouge. L’une d’elle me semble penchée, pourtant je n’ai fait aucune escale boisson lors de cette traversée. Je dois être un peu fou.

Pour en avoir la certitude je me rapproche doucement. Il s’avère que je ne perds pas la tête. C’est bien la fameuse « tour penchée » symbole de la ville. Soulagé, je prends quelques clichés de ces deux grandes tours et continue ma balade jusqu’à la piazza Maggiore, la grande place de la ville.

Cette place rectangulaire et imposante est entourée de plusieurs monuments historiques. J’avais quitté la renaissance et le moyen âge en partant de Florence, les revoilà à Bologne. Je passe devant la fontaine de Neptune puis la grande horloge du palazzio d’arcusio qui affiche (enfin ) l’heure du repas.

Je décide donc de m’éloigner de l’hypercentre pour chercher un restaurant.

Le graal

Mon bonheur se trouve une centaine de mètres plus loin. L’enseigne s’appelle « Sfoglia Rina » et sa devanture aux dizaines de pâtes fraîches aux formes et couleurs variées me séduisent.

A ma grande surprise, pas de « pates bolognaises » sur le menu. Je demande à la serveuse, qui me rassure dans la seconde. Ici elles se font appelées « pasta alla ragu », se mangent avec des tagliatelles et non pas des spaghettis comme on pourrait le penser ailleurs.

J’opte donc pour ces tagliatelles alla ragu.

L’assiette se présente à moi et je ne peux m’empêcher de la prendre en photo pour marquer le coup.

Je tourne ma fourchette une dizaine de fois pour enrouler la pâte de ma première bouchée. On me fait une offre que je ne peux pas refuser : la serveuse me ramène un récipient de parmiggiano. J’en parsème un peu partout et savoure. Mon palais est en émoi, la sauce tomate faite maison, les pâtes fraîches, la viande régionale et le parmesan : combo gagnant.

Mon objectif est atteint, mon caprice assouvi, je peux continuer mon aventure!

Prochain arrêt Venise.