Episode 2 : Surprise sur plage paradisiaque

Episode 2 : Surprise sur plage paradisiaque

Après une bonne nuit de sommeil, notre trio se réveille tranquillement. Aujourd’hui nous reprenons la route pour partir de la ville. La destination est toute trouvée, l’endroit s’appelle Makarska et il paraît que l’on y trouve de belles plages.

Mon ami rentre l’adresse au hasard sur le GPS et Bubblebee ronronne, c’est parti pour une grosse heure de route. En quittant Split, Les paysages sont toujours aussi impressionnants, la route est agréable car nous longeons la mer. Le spectacle de la rencontre entre les roches et la mer est splendide. Nous sommes rassurés, nous étions déçus à Split, mais je pense que nous avions tout simplement dû tomber au mauvais endroit. Ce que l’on voit est beau.

Par cette chaleur, la plage va nous faire le plus grand bien. Après une vingtaine de minutes de chemins escarpés, nous atteignons presque notre but. Nous y sommes !

J’aperçois des gens se baigner, certains d’entre eux semblent avoir oublier leur maillot mais je n’y prête pas attention. Plus mes pas me rapprochent de l’eau plus je constate que ces gens ont vraiment la tête en l’air. « C’est quand même bizarre de penser à sa serviette mais pas à son maillot quand on va à la plage » me dis-je.

Puis un panneau au milieu de la plage confirme ma thèse. « Nudist only » est écrit dessus. Nous en rions un moment. Heureusement la plage est coupée en deux, nous allons donc nous baigner dans l’eau claire du côté des habillés. Nous avions prévu de faire de la plongée, nous risquons à coups sûrs de croiser de drôles de poissons.

Décidément ce road trip est déjà plein de surprises ! Quelques heures et quelques coups de soleil plus tard nous reprenons la route. La prochaine étape nous attend, et il s’agit de la réserve naturelle de Krka. Le moteur couvre déjà mes mots, c’est parti !

L’eau turquoise, les villages, la montagne. J’ouvre la fenêtre et prend un grand bol d’air frais. Nous arrivons donc dans la jolie ville de Makarska, les terrasses, les bateaux de luxe, le phare rouge et l’air marin nous accueillent.

Il parait que les plus belles plages sont un peu cachées, alors nous décidons de nous éloigner des commerces et du centre à la recherche d’un petit coin de paradis.

Nous arrêtons Bumblebee quelques kilomètres plus loin, puis partons nous perdre à pied dans une forêt de pain. L’odeur du bois mélangé à l’air venant de la mer est douce, nous ne sommes pas loin du but. Mais avant il faut passer le chemin rocailleux qui longe la mer et nous mène vers les plages.

Roadtrip en Croatie épisode 1 : Un air de Bonnie and Clyde

Roadtrip en Croatie épisode 1 : Un air de Bonnie and Clyde

Un voyage quel qu’il soit est source de surprises et d’imprévus.

A peine arrivé à Zagreb où je pose mes affaires, je remarque sur les réseaux sociaux que deux amis sont aussi à Zagreb. Je leur envoie un message et à peine une heure plus tard, me voici à l’arrière de la voiture que mon ami a surnommée « Bumblebee ». Je vous laisse repérer la référence.

Moteur grondant nous partons pour Split. Nous découvrons alors un pays vert, vaste et rocailleux. De la fenêtre de notre bolide blanc, j’aperçois parfois des maisons perdues au milieu de nulle part. Je me demande comment font les gens pour vivre sans voiture ici.

Pendant 3 heures durant le même paysage défile. Je comprends maintenant pourquoi les villes sont si éloignées! Un immense désert de vert et de roches dévore le pays. Voilà pourquoi toute la population est partagée entre Zagreb et la côte.

 

Bumblebee fait déjà des siennes, l’indicateur d’huile clignote. Nous nous arrêtons dans une station essence et passons un coup de fil à l’agence de location, elle nous renvoie dans les cordes en nous suggérant de demander aux messieurs de la station. Heureusement le problème est vite réglé, en revenant à nos places nous remarquons des traces sur le capot de la voiture.

« Policijia » est écrit sous la peinture. Mais qu’allions nous faire dans cette galère ! Mes amis m’ont prévenu qu’ils avaient miraculeusement trouvé une agence de location qui acceptait à peu près tous les types de paiement et ne demandait pas de caution, en voici peut être la raison. A ce moment là, une impression d’être hors la loi nous prends. Bumblebee serait une ancienne voiture de police, peut être volée. L’adrénaline monte quand la voiture démarre et nous emmène au loin. Fenêtre ouverte et cheveux au vent nous traversons la Croatie sans nous retourner

Cette partie imprévue du voyage fut pour le moment l’une des plus belle à vivre. Voyager entre amis et quelques chose d’exceptionnel. Benoit et Marine ont été des compagnons de route formidables.

Rémi Europetrotter

Ce voyage commence bien, notre trio reprend la route et nous arrivons rapidement à Split. Après avoir trouvé à la dernière minute un logement, nous posons nos affaires dans ce qui semble être le quartier industriel de la ville. Le décor n’est pas accueillant, mais après une journée de voiture cela nous va. Notre carrosse suspect a bien mérité sa pause.

Nous décidons d’aller à la plage pour nous rafraîchir. Sur le chemin jusqu’à elle, des barres d’immeubles, des terrains vagues et des routes bondées nous accueillent. L’air chaud des pots d’échappement ajoutent un ou deux degrés de plus à la chaleur déjà bien pesante.

Comme premiers pas, j’ai connu mieux. Mais nous préférons en rire et arrivons très vite à la plage. Des papiers, des cacas de chiens, des cailloux, des bâtonnets de glace, l’endroit est écœurant. Nous nous baignons 5 minutes dans une eau des plus salées puis décidons de fuir.

Déçus mais pas désespérés nous rentrons nous reposer. Première expérience à Split ratée donc, mais notre trio infernal n’a pas dit son dernier mot, demain nous partons pour Makarska !

Ljubljana l’étonnante

Ljubljana l’étonnante

Ljubljana, première surprise !

Je quitte la ville des masques pour un pays qui m’est quasiment inconnu, la Slovénie. Sans savoir ce que j’allais y découvrir , ma première impression est plutôt bonne. Les paysages sont d’un vert éclatant, les maisons blanches aux toitures rouges sur les reliefs montagneux donnent à cet endroit une vraie allure de carte postale. 

Le lieu semble calme et apaisé. Puis le bus se dirige vers le grands axe autoroutier et me voilà après 2h de route dans la capitale slovène : Ljubljana. (Prononcez « Lu-Bi-a-na ») Aux abords de la gare routière je suis un peu déboussolé car je ne comprends aucun panneau et ne parle aucun mot de Slovène.

Le changement de décor est brutal mais pas désagréable. Je dépose mes affaires et me dirige vers le centre ville. 

Une ville animée

Je découvre alors Ljubljana et sa place Preseren. Sur cette place circulaire, une installation faite pour recréer de la pluie a beaucoup de succès. Parents, enfants, grands parents, tous y vont se rafraîchir sous les yeux de la statue de Preseren, un célèbre auteur slovène qui a marqué son pays.

Tout le centre vivant de Ljubljana est traversé par le fleuve « Ljubljanica ». Sur les deux rives, de nombreux restaurants bondés proposent des spécialités locales et internationales. Beaucoup de ces devantures affichent à leur menu de la viande. Je décide de m’arrêter devant ce spécialiste du grill qui me fait saliver. « Viande locale grillée à l’australienne et son accompagnement de pommes de terre légumes » choisis-je.

Une bouchée suffit à me mette d’accord : c’est la meilleure viande que j’ai mangé de ma vie. Grillée et saignante à la fois, assaisonnée à merveille, c’est un délice. Je prends mon temps et savoure encore une fois. Je revois alors les étendues vertes que j’ai vu en arrivant. Ces vaches ont bien vécu et ça se ressent.

Après cet énième régal, je continue ma découverte de la ville. Il paraît qu’on peut la découvrir en Kayak, je cherche et trouve un loueur puis me jette à l’eau. 

Me voilà alors dans un kayak rouge sur le Ljubljanica. Le temps est bon, le ciel est bleu. Je profite de la température de l’eau pour me rafraîchir. A grands coups de rames je me retrouve très vite sous le pont des dragons. Le pont symbole de la ville nommé comme cela pour ses quatre statues en forme de dragon.

En une grosse heure, mon tour de la ville est terminé et je rends mon kayak satisfait, les bras et les abdominaux congestionnés. 

Prendre de la hauteur 

Après le sport, le réconfort. Je me promène dans la ville dans une des grandes allées à la recherche d’un bar. Je me retrouve en bas d’un étonnant bâtiment : Le gratte ciel Neboticik. Sa visite et son ascension sont gratuits. À l’avant dernier étage se trouve un restaurant et à sa cime, un bar. Je choisis les escaliers et arrive au dernier étage, essoufflé. A peine la tête sortie des escaliers, je me dirige en terrasse. La vue est magnifique, d’ici j’aperçois tout Ljubljana. Seul son château niché sur les hauteurs de la ville est plus haut que le premier gratte ciel de la ville. 

Je commande une boisson et contemple la vue une petite heure.

D’ici je peux voir les Alpes et les différentes collines de la ville. Il se fait tard. Cette fois je prends l’ascenseur, sors de l’immeuble et décide d’aller en direction du château pour voir le coucher du soleil. Après quelques minutes dans les rues Ljubljanaises j’arrive face au funiculaire du château. Pour deux euros l’ascension je peux bien me le permettre. En 1 minute la capsule me monte au sommet, et j’aperçois la ville grandir. Je me pose sur la muraille et contemple les lumières de la ville s’allumer une à une tandis que le soleil se couche dans des teintes roses et oranges.

Rien de mieux pour clôturer une journée de découverte.

Le panorama est magnifique, la nuit est là. Je décide alors de rentrer car demain c’est le départ.

Prochain arrêt Zagreb.

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Venise

Venise

De la petite à La grande Venise, seulement 1h45 de bus suffit. 

Je descends à Mestre, la ville côtière où se trouve le pont qui mène à Venise. Je pose mes bagages et décide de prendre cette navette qui se dirige vers la cité des masques.

Je traverse le pont longiligne en contemplant l’étendue d’eau à ma droite et me retrouve quelques minutes plus tard en centre ville. Première impression : je n’aurais pas dû venir seul. Cette ville pleine de vie et de couleurs est faite pour s’aimer. 

La ville des masques

En passant par le grand pont de l’entrée, j’aperçois déjà les bateaux de plaisance. Je n’ai qu’une hâte, voir une gondole et voir ces couples vivant l’idylle pour l’imaginer par procuration. Je me lance à la découverte de la ville.

Par cette chaleur, les devantures proposent presque toutes des fruits frais découpés en petit cube. Melon, Pastèque et noix de coco sont les vedettes des rayons. Même les kiosques à souvenirs en proposent au milieu des tee-shirts et des cartes postales. 

Sur cette grande allée aux murs jaunes, oranges et parfois roses, se trouvent boutiques et restaurants. C’est dans ces boutiques que l’on peut trouver les fameux masques vénitiens. À l’origine inspirés par la commedia della Arte, ces masques sont encore utilisés aujourd’hui lors du Carnaval de Venise.

Pour la petite histoire, dans le temps, ils avaient pour but de rendre les gens anonymes et donc d’assurer une certaine forme d’égalité le temps des festivités. Aujourd’hui le carnaval de Venise reste célèbre dans le monde entier. Parmi les masques les plus célèbres, je peux citer celui d’Arlequin, le Capitan (le masque au long bec d’oiseau) ou encore Pantalon (long nez). Un concours récompense encore aujourd’hui celui qui fera les plus beaux masques ! 

Un véritable labyrinthe

Je tente la traversée de ce dernier tant bien que mal au milieu de la foule de touriste, et prends un cliché des deux rives où se trouvent des dizaines de restaurants. Au menu de ceux-ci des fruits de mer et du poisson. 

Mais ce n’est pas le moment de manger, on m’a parlé de la place San Marco, je ne veux pas la rater. Je m’y précipite avant le coucher du soleil. A Venise, les rues sont parfois larges et bondées, d’autres fois étroites et vides. Se perdre dans cette ville sur pilotis est, par la force des choses, obligatoire. Je tourne à droite puis à gauche, puis prends la grande avenue qui est devant moi et finis par me retrouver au point de départ. C’est dans ces moments là que je me dis que ça doit être utile d’avoir le sens de l’orientation. Un panneau m’indique « San marco », me voilà sauvé ! 

Après quelques ruelles puis des ponts et encore des ruelles puis des ponts, me voilà sur la place San Marco. L’inévitable basilique San Marco et son Campanile se tiennent devant moi. Je tente en vain de prendre les deux monuments dans la même photo. Je regarde avec attention les dorures de la basilique qui brillent au soleil. Derrière la basilique se trouve le célèbre pont des soupirs que je décide d’aller le photographier. Il doit son nom aux soupirs que poussaient les condamnés en passant en dessous, disant adieu à la liberté après leur jugement. 

Après quelques clichés, je reviens sur la place San Marco.Sur les terrasses, des violons chantent leurs meilleures mélodies et rythment le diner de nombreux couples en tête à tête ici et là. Le romantisme est à son apogée.

C’est sur cette place où le soleil commence à tomber que se termine mon aventure italienne. Le bus m’emmène déjà vers de nouvelles découvertes et c’est empli de souvenirs que je quitte ce très beau pays.

Direction LJUBLJANA.

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Bologne : un caprice de pâtes

Bologne : un caprice de pâtes

Qu’est ce que je ne ferais pas pour de la nourriture ! Cette envie m’a donc amené à Bologne.  Cette fois ci, c’est après 5 heures de bus que je pose mes affaires dans « La Rossa », traduisez « la rouge » dans la langue de Molière. Premiers pas dans la ville et je comprends maintenant son surnom. Effectivement, la couleur de la passion orne les murs bolonais. Je me dirige à l’aveugle vers ce qui semble être le centre historique de la ville.

Sous les arcades, la jeunesse :

 

Bologne est une ville où il est possible de se balader toute la journée à l’abris du soleil grâce à ses arcades qui couvrent tout le centre ville. J’emprunte l’une d’elle. Ce n’est pas pour me déplaire, c’est un petit bonheur par cette chaleur de pouvoir marcher à l’ombre ! 

La balade sous ces arcades est rythmée par l’ambiance de ses petits bars, ses restaurants et ses glaciers situés tout le long de la rue. 

Bologne est une ville étudiante, chaque année plus de 100 000 élèves rythment la vie de cette ville. Ce n’est pas étonnant car Bologne est surnommée « la savante », la « Dotta » dans la langue de Dante. Dante qui a d’ailleurs donné des cours ici dans ce qu’on considère comme la plus vieille université d’Europe. 

Je continue toujours tout droit, il n’est pas encore l’heure de manger et pourtant je peux sentir les odeurs de pain chaud et de sauce tomate qui semblent me suivre depuis mon arrivée en Italie. Je salive, mais pas de pizza aujourd’hui. Je suis ici pour goûter ces fameuses spaghettis bolognaise dont on raffole tant en France. Je crois que j’arrive en centre ville car les bars se font de plus en plus nombreux. 

Bologne est surnommée aussi la « grassa », « la grasse » car on y mange très bien. Bien entendu, la ville ne se résume pas qu’a sa cuisine même si elle est excellente.

Rémi Europetrotter

Ivresse ? folie ? ou décor penché ?

 

Au bout de la rue, je quitte l’arcade sous laquelle j’étais. Mon attention est immédiatement attirée par deux immenses tours en brique rouge. L’une d’elle me semble penchée, pourtant je n’ai fait aucune escale boisson lors de cette traversée. Je dois être un peu fou.

Pour en avoir la certitude je me rapproche doucement. Il s’avère que je ne perds pas la tête. C’est bien la fameuse « tour penchée » symbole de la ville. Soulagé, je prends quelques clichés de ces deux grandes tours et continue ma balade jusqu’à la piazza Maggiore, la grande place de la ville.

Cette place rectangulaire et imposante est entourée de plusieurs monuments historiques. J’avais quitté la renaissance et le moyen âge en partant de Florence, les revoilà à Bologne. Je passe devant la fontaine de Neptune puis la grande horloge du palazzio d’arcusio qui affiche (enfin ) l’heure du repas.

Je décide donc de m’éloigner de l’hypercentre pour chercher un restaurant.

Le graal

Mon bonheur se trouve une centaine de mètres plus loin. L’enseigne s’appelle « Sfoglia Rina » et sa devanture aux dizaines de pâtes fraîches aux formes et couleurs variées me séduisent.

A ma grande surprise, pas de « pates bolognaises » sur le menu. Je demande à la serveuse, qui me rassure dans la seconde. Ici elles se font appelées « pasta alla ragu », se mangent avec des tagliatelles et non pas des spaghettis comme on pourrait le penser ailleurs.

J’opte donc pour ces tagliatelles alla ragu.

L’assiette se présente à moi et je ne peux m’empêcher de la prendre en photo pour marquer le coup.

Je tourne ma fourchette une dizaine de fois pour enrouler la pâte de ma première bouchée. On me fait une offre que je ne peux pas refuser : la serveuse me ramène un récipient de parmiggiano. J’en parsème un peu partout et savoure. Mon palais est en émoi, la sauce tomate faite maison, les pâtes fraîches, la viande régionale et le parmesan : combo gagnant.

Mon objectif est atteint, mon caprice assouvi, je peux continuer mon aventure!

Prochain arrêt Venise.