Bucarest

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Premiers pas en Roumanie

Après quelques jours à Sofia, je me lance à la découverte d’une nouvelle destination, un pays voisin, la Roumanie. Le bus dans lequel je suis depuis 7 heures me dépose à Bucarest, capitale Roumaine. Dès la gare routière, le décors est jeté, je ressens très vite que la Roumanie est loin d’être un pays riche. L’air est lourd, les immeubles sont abimés ou datent des années 70, les premiers pas ne sont donc pas des plus accueillants. 

Une fois arrivé chez mon hôte du jour pour poser mes affaires, je me dirige vers le centre ville pour ne pas rester sur une première mauvaise impression. Je prends donc le métro car le prix du billet est très accessible seulement 5 Leu (même pas 50 centimes d’euros) les deux trajets ! 

Arrivée au centre ville

Sur place, le décors est encore différent du quartier où je loge. Dès que je sors de la bouche de métro, d’immenses devantures de magasins de prêt à porter dominent le paysage. Bershka, Pull and Bear et Stradivarius sont écrits sur des panneaux grands comme une moitié de terrain de foot. Au milieu de la grande place, un parc entouré d’immeubles anciens dénote avec le reste. Globalement je ne trouve rien de très harmonieux sur le moment alors je décide de me perdre dans les petits quartiers loins du centre moderne à la recherche de la vieille ville. 

Quelques mètres plus loin me voilà dans les quartiers de Bucarest, après quelques pâtés de maisons, je découvre contre tout attente une magnifique église orthodoxe bien cachée. Les coupoles dorées luisent au soleil et le ciel bleu fait ressortir les couleurs beiges et rouges des murs. De ce que je découvre en Europe, rien ne me surprends plus que la découverte d’un monument. La plupart du temps comme aujourd’hui ce sont les monuments religieux qui me coupent le souffle. Je m’empresse de prendre quelques clichés de ce petit bijou d’architecture et continue ma découverte des quartiers. 

Dans les rues, chaque quartier est un mélange de maisons de différentes époques certaines semblent être laissées à l’abandon et certains endroits sont en mauvais état. En me laissant entrainé de quartier en quartier, je me retrouve alors sur les hauteurs de la ville où se trouve un ensemble de monuments religieux tous plus beaux les uns que les autres. Encore une fois, c’est la religion orthodoxe qui est  magnifiquement représentée.

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Ce qui marque dans ce type d’architecture c’est surtout l’utilisation de feuille d’or utilisée pour la décoration. Les couleurs sont splendides et chaque peintures brille grâce aux reflets dorés. À l’extérieur comme à l’intérieur ces églises valent le coup d’oeil. Malheureusement les photos sont interdites pour éviter de tenter les personnes mal intentionnées de venir voler les magnifiques collections se trouvant à l’intérieur. Comparé aux églises chrétiennes plus sobres, je trouve les églises orthodoxes très colorées et peu éclairées. Après la visite de cette nouvelle église, j’aperçois de loin un gigantesque bâtiment. Aussi loin que je me souvienne, à part le Louvre, je n’ai jamais vu de bâtiment aussi grand. Je décide d’en savoir un peu plus et me lance dans sa direction.

Sur le chemin, je découvre un autre quartier de la ville. Celui-ci est très vert car l’on y trouve un grand parc que je commence à traverser.  L’endroit est agréable et spacieux. Dès l’entrée, je prends en photo l’horloge qui siège au milieu d’une petite place car elle me fait penser à celle que l’on voit dans les anciennes gare. Quelques pas plus loin je constate que le parc entier entour un charmant étang d’eau. Sur ce bassin, quelques familles y font du pédalo, d’autres du bateau téléguidés et sur ses bords jeunes et vieux s’y retrouvent pour discuter. Par endroits, des artistes de rues font de la danse ou des tours de magies près des kiosques qui vendent glaces ou snacks en tout genre. Ce quartier est une vraie surprise, je m’arrête quelques instants profiter de son atmosphère apaisante. Quelques minutes de repos plus tard je reprends mon chemin vers l’énorme bâtiment.

La découverte du Parlement

Une centaine de mètres plus loin j’atteins presque le but. Je me retrouve donc au milieu d’une énorme allée où passent à toutes vitesses de nombreuses voitures.

Au centre de l’allée se trouve une énorme fontaine en faisant toute la longueur. Au bout de l’allée se trouve l’entrée de l’édifice. Je l’atteins enfin et apprends alors qu’il s’agit du Palais du Parlement Roumain et qu’il est le deuxième plus grand bâtiment administratif du monde après le Pentagone.

Après quelques recherches sur internet, j’en sais un peu plus. Sa construction a été ordonnée par le dictateur roumain Ceausescu dont le désir était de réunir les 4 instituions politiques dans le même bâtiment, à savoir la présidence, les ministres, l’assemblée et le tribunal suprême. Pour construire le palais du parlement, Ceausescu a fait détruire plus d’une trentaine d’églises et pas loin de 7000 maisons qui se trouvaient dans la zone prévue.

Autre anecdote que j’ai lu, l’actuel président des Etats-Unis Donald Trump aurait tenté d’acheté ce bâtiment pour en faire le plus grand casino du Monde lors de sa période de promoteur immobilier ! 

Le bâtiment est hors normes, il me faudrait peut être une heure pour simplement longer ses grilles d’un tour complet. Chaque face est gigantesque, je n’arrive pas à savoir où est l’entrée principale.

Malheureusement peu prévoyant, je n’ai pas de billet d’entrée alors je ne peux le visiter, ce sera pour un prochain voyage. Déçu mais pas découragé par ce refus, je décide de chercher le centre historique de Bucarest. Avec l’aide de Google Maps, j’arrive quelques minutes plus tard vers les rues marchandes et le quartier animé de la ville. Je décide de m’arrêter manger dans le plus ancien bâtiment de la ville aujourd’hui devenu restaurant. Le lieu s’appelle « Hanu’lui Manuc » et propose des spécialités roumaines.

 Assis à une table de la grande cours du restaurant, j’opte pour du canard aux pommes et au poivre. J’ai fais le bon choix, la cuisine est délicieuse. Au dessert, je prends ce cheesecake énorme que j’ai du mal à finir avant de reprendre ma route à la recherche d’un endroit tranquille pour digérer. Je visite alors le quartier d’à côté. Les rues proposent de nombreux restaurants, des bars où des rabbateuses, souvent des jolies filles, usent de leur charme pour faire venir la clientèle.

C’est bien connu, s’il y a des rabbateurs, c’est que l’endroit n’attire pas de lui même alors je décide de m’écarter de la rue à touriste. Quelques rues plus loin je trouve un petit bar qui diffuse quelques matchs de football. Je décide d’y passer ma soirée avant de rentrer pour dormir car demain, je reprends la route vers une nouvelle destination ! 

Je tire donc un bilan contrasté pour une ville qui n’avait  pas une très  bonne réputation quand je me suis renseigné dessus. Mais la découverte de nombreux monuments religieux rend quand même la capitale roumaine intéressante à visiter !

Rémi Europetrotter

Budapest

Budapest

L’Europe que je parcours est riche, belle et vaste il m’a donc fallu quelques jours de repos. Après deux semaines de pause, je me dirige vers l’aéroport et m’envole vers une ville que j’ai hâte de découvrir, Budapest.Après une courte escale à Bruxelles, l’avion se pose dans la Capital Hongroise. Je récupère sur le tapis roulant mes affaires et pousse ce régulier mais si bon « ouf » de soulagement.

Dépaysement immédiat

Le voyage peut démarrer, et dès mon arrivée dans l’aéroport un détail me fait bondir. 4500 pour une carte de Bus ?! Ont-ils perdu la tête ? Je crois rêver puis me rend habilement compte que la Hongrie n’est pas dans la zone euro, les prix sont donc en forint et pour avoir une ordre d’idée, un euro vaut 300 forint. Tout s’explique, je ne suis une nouvelle fois pas fou et les hongrois non plus. Cependant, il faut avouer que psychologiquement, ça fait un choc lorsque l’on voit les prix en milliers. Mine de rien, la monnaie dépayse un minimum lorsqu’on voyage!

Premiers pas hasardeux

Après ce court épisode à l’aéroport, je prends le premier train en direction du centre ville. Après quelques minutes de trajet, je m’aperçois que le ticket que j’ai pris ne correspond pas au train dans lequel je me trouve. Je me dirige donc vers un contrôleur qui ne parle pas un mot d’anglais mais me fait comprendre que je dois sortir immédiatement. Me voilà donc gentiment viré du train car pas moyen d’acheter un billet à bord. Première expérience sur les rails hongrois désastreuse, je décide donc de prendre un bus. Une fois à bord j’observe Budapest par la fenêtre. Je découvre alors de grands parcs verts, des termes en plein air et des kiosques de glaciers. L’atmosphère est agréable, la première impression est excellente. Je pause mes affaires et pars découvrir la ville à pied. 

Un air de Londres

Désaltéré, je me dirige en direction des berges du Danube, le fleuve qui traversait aussi Bucarest. Je savais bien que ce n’était qu’un au revoir ! Au bord du fleuve on se croirait à Londres tant il y a des beaux monuments qui le longe. Le plus impressionnant reste la découverte du Parlement hongrois. Sous tous ses angles l’édifice est exceptionnel, je comprends maintenant pourquoi il se trouve sur toutes les cartes postales de la ville. Les nombreux ponts donnent à l’endroit un charme fou. Chacun d’eux a une couleur différente, Doré, rouge, vert, gris, il y en a pour tous les goûts. Ce sont ces ponts qui séparent le quartier « Pest » du quartier « Buda » qui donnent le nom à la ville. Pour la petite histoire, « Pest » est en fait le quartier « plat » de la ville tandis que « Buda » est le quartier «valoné ». 

Saveurs hongroises

 

Découvrir toutes ces belles choses m’a ouvert l’appétit, je pars donc à la recherche d’une spécialité bien d’ici « le Goulash ». En France, il m’est déjà arrivé d’en manger alors je me dois de les comparer. Après quelques recherches sur Internet, je trouve une petite adresse qui ne paye pas de mine et qui sert un des meilleurs goulasch de la ville. Le bar s’appelle « Kiado Kozma » et propose ce que je cherche pour moins de 5 euros. Je commande un bol de cette fameuse soupe. La première cuillère me régale les papilles, la viande est parfaitement cuisinée, l’arôme de paprika, les légumes mijotés, tout y est délicieux. Même le pain proposé pour saucer vaut le détour, ce qui est assez rare dans les pays de l’europe centrale.  Après un bon repas, je repars à l’aventure et décide de me rendre dans le quartier juif de la ville.

Le quartier juif

Ce quartier de Budapest est un coin très animé de la capitale hongroise, lorsqu’on s’y balade, il n’est pas rare de trouver des oeuvres de street art. C’est d’ailleurs en me perdant à cet endroit que je prends en photo ce Rubik ‘s cube géant sur une des façades près de la synagogue. J’apprends à cette occasion que le Rubik’s cube est une invention hongroise ! Ce qui fait la réputation de ce quartier c’est surtout ces bars originaux et bondés de fêtards venant d’Europe et du monde entier. Ce n’est pas qu’une légende, Budapest est véritablement une des meilleures destinations pour boire et faire la fête. L’alcool y est très abordable et les bars sont très ouverts. Le style vestimentaire n’est pas un critère de refus là bas et ça fait plaisir ! Cependant, si vous voulez consommer autre chose que de l’alcool, cela va être très compliqué car la loi hongroise est très stricte concernant les drogues. En effet, la consommation y est interdite sous peine de prison et d’ouverture d’un casier judiciaire immédiat. Heureusement je ne suis pas là pour ça, ce qui m’intéresse moi c’est la découverte de cette ville surprenante et de ses coutumes ! D’ailleurs, il est temps de se diriger vers un endroit très réputé ici, les termes de Budapest.

les bains de Budapest

Pour une vingtaine d’euros, me voilà à l’intérieur d’un des termes de Budapest. L’endroit a plus de cinq siècles et pourtant, il semble en parfait état. Dans la première salle, plusieurs bains variants de 28°C à 42°C sont proposés. Non loin de ces bassins se trouve le sauna qui affiche 55°C ! Idéal pour évacuer les toxines accumulées par ces longues journées de marche à travers l’Europe. Juste quelques minutes plus tard, je plonge dans l’eau tiède pour me rafraîchir. Le changement de température fait surgir la fatigue. Après deux heures de baignade, je me dirige vers l’appartement et termine ma visite de la très belle ville de Budapest. Prochain arrêt, Bratislava!