L’Europe que je parcours est riche, belle et vaste il m’a donc fallu quelques jours de repos. Après deux semaines de pause, je me dirige vers l’aéroport et m’envole vers une ville que j’ai hâte de découvrir, Budapest.Après une courte escale à Bruxelles, l’avion se pose dans la Capital Hongroise. Je récupère sur le tapis roulant mes affaires et pousse ce régulier mais si bon « ouf » de soulagement.

Dépaysement immédiat

Le voyage peut démarrer, et dès mon arrivée dans l’aéroport un détail me fait bondir. 4500 pour une carte de Bus ?! Ont-ils perdu la tête ? Je crois rêver puis me rend habilement compte que la Hongrie n’est pas dans la zone euro, les prix sont donc en forint et pour avoir une ordre d’idée, un euro vaut 300 forint. Tout s’explique, je ne suis une nouvelle fois pas fou et les hongrois non plus. Cependant, il faut avouer que psychologiquement, ça fait un choc lorsque l’on voit les prix en milliers. Mine de rien, la monnaie dépayse un minimum lorsqu’on voyage!

Premiers pas hasardeux

Après ce court épisode à l’aéroport, je prends le premier train en direction du centre ville. Après quelques minutes de trajet, je m’aperçois que le ticket que j’ai pris ne correspond pas au train dans lequel je me trouve. Je me dirige donc vers un contrôleur qui ne parle pas un mot d’anglais mais me fait comprendre que je dois sortir immédiatement. Me voilà donc gentiment viré du train car pas moyen d’acheter un billet à bord. Première expérience sur les rails hongrois désastreuse, je décide donc de prendre un bus. Une fois à bord j’observe Budapest par la fenêtre. Je découvre alors de grands parcs verts, des termes en plein air et des kiosques de glaciers. L’atmosphère est agréable, la première impression est excellente. Je pause mes affaires et pars découvrir la ville à pied. 

Un air de Londres

Désaltéré, je me dirige en direction des berges du Danube, le fleuve qui traversait aussi Bucarest. Je savais bien que ce n’était qu’un au revoir ! Au bord du fleuve on se croirait à Londres tant il y a des beaux monuments qui le longe. Le plus impressionnant reste la découverte du Parlement hongrois. Sous tous ses angles l’édifice est exceptionnel, je comprends maintenant pourquoi il se trouve sur toutes les cartes postales de la ville. Les nombreux ponts donnent à l’endroit un charme fou. Chacun d’eux a une couleur différente, Doré, rouge, vert, gris, il y en a pour tous les goûts. Ce sont ces ponts qui séparent le quartier « Pest » du quartier « Buda » qui donnent le nom à la ville. Pour la petite histoire, « Pest » est en fait le quartier « plat » de la ville tandis que « Buda » est le quartier «valoné ». 

Saveurs hongroises

 

Découvrir toutes ces belles choses m’a ouvert l’appétit, je pars donc à la recherche d’une spécialité bien d’ici « le Goulash ». En France, il m’est déjà arrivé d’en manger alors je me dois de les comparer. Après quelques recherches sur Internet, je trouve une petite adresse qui ne paye pas de mine et qui sert un des meilleurs goulasch de la ville. Le bar s’appelle « Kiado Kozma » et propose ce que je cherche pour moins de 5 euros. Je commande un bol de cette fameuse soupe. La première cuillère me régale les papilles, la viande est parfaitement cuisinée, l’arôme de paprika, les légumes mijotés, tout y est délicieux. Même le pain proposé pour saucer vaut le détour, ce qui est assez rare dans les pays de l’europe centrale.  Après un bon repas, je repars à l’aventure et décide de me rendre dans le quartier juif de la ville.

Le quartier juif

Ce quartier de Budapest est un coin très animé de la capitale hongroise, lorsqu’on s’y balade, il n’est pas rare de trouver des oeuvres de street art. C’est d’ailleurs en me perdant à cet endroit que je prends en photo ce Rubik ‘s cube géant sur une des façades près de la synagogue. J’apprends à cette occasion que le Rubik’s cube est une invention hongroise ! Ce qui fait la réputation de ce quartier c’est surtout ces bars originaux et bondés de fêtards venant d’Europe et du monde entier. Ce n’est pas qu’une légende, Budapest est véritablement une des meilleures destinations pour boire et faire la fête. L’alcool y est très abordable et les bars sont très ouverts. Le style vestimentaire n’est pas un critère de refus là bas et ça fait plaisir ! Cependant, si vous voulez consommer autre chose que de l’alcool, cela va être très compliqué car la loi hongroise est très stricte concernant les drogues. En effet, la consommation y est interdite sous peine de prison et d’ouverture d’un casier judiciaire immédiat. Heureusement je ne suis pas là pour ça, ce qui m’intéresse moi c’est la découverte de cette ville surprenante et de ses coutumes ! D’ailleurs, il est temps de se diriger vers un endroit très réputé ici, les termes de Budapest.

les bains de Budapest

Pour une vingtaine d’euros, me voilà à l’intérieur d’un des termes de Budapest. L’endroit a plus de cinq siècles et pourtant, il semble en parfait état. Dans la première salle, plusieurs bains variants de 28°C à 42°C sont proposés. Non loin de ces bassins se trouve le sauna qui affiche 55°C ! Idéal pour évacuer les toxines accumulées par ces longues journées de marche à travers l’Europe. Juste quelques minutes plus tard, je plonge dans l’eau tiède pour me rafraîchir. Le changement de température fait surgir la fatigue. Après deux heures de baignade, je me dirige vers l’appartement et termine ma visite de la très belle ville de Budapest. Prochain arrêt, Bratislava!