Episode 3 : Krka,Vrana et Schumacher

Episode 3 : Krka,Vrana et Schumacher

épisode 3 : Krka, Vrana et Schumacher

Après seulement une heure de route, nous voilà arrivés à Skradin, un petit village proche de la réserve naturelle de Krka. Au creux de grandes montagnes, perdus au milieu de nulle part nous posons nos affaires dans notre Airbnb du soir. Une longue journée nous attend alors nous décidons de nous coucher tôt. 

Le lendemain, le soleil se lève, l’objectif du jour est de voir les cascades de Krka. Nous nous rendons au centre du très beau village de Skradin pour acheter des places car l’accès se fait principalement en bateau. Pour protéger le lieu, un nombre de places limitées est fixé par jour. Pour une quinzaine d’euros l’entrée, nous prenons le ferry qui nous amène sur place. Au bout d’une trentaine de minutes de balade entre les gorges croates, nous arrivons à destination. Première impression, le lieu est bondé de monde, pas un seul espace n’est libre. Malgré ça, l’endroit est très bien surveillé par les employés qui ramassent le moindre déchet laissé par les visiteurs. 

Sur place, on trouve des commerces de souvenirs et aussi des snacks qui proposent des sandwiches un peu douteux. Mais tous ces petits détails ne sont plus grand chose lorsque mes amis et moi apercevons les fameuses cascades. Malgré le monde, l’eau est d’une pureté incroyable et sa température est très agréable. Nous décidons de faire le tour de la réserve avant d’aller nous baigner. Pendant une heure, nous traversons de petits étangs ainsi qu’une une forêt aux allures de jungle. Il parait que l’on peut voir des centaines d’animaux par ici. Malheureusement, je crois que la foule fait fuir les petites bêtes et c’est bien dommage. Par moment, des panneaux détaillent la faune et la flore présente autour de nous. On trouve aussi des minis cascades et des ruisseaux qui rafraîchissent la balade. 

Certains étangs de la réserve sont très profonds, ils vont parfois jusqu’à 15 voir 20 mètres de profondeur ! Heureusement que la baignade est interdite car se baigner ici serait bien trop dangereux.

Le sens de la randonnée est simple, il faut suivre le chemin en bois qui traverse toute la réserve. Par instant, on se croirait presque en Asie ! La balade se termine, la récompense nous attend. Nous allons enfin nous baigner dans l’eau transparente de la cascade. Et quel bonheur de se retrouver entre amis dans un endroit pareil !

Après quelques minutes de baignade nous décidons de rentrer au village de Skadrin. Nous reprenons donc le bateau et traversons une nouvelle fois les gorges. Sur le chemin, nous voyons des jeunes gens sauter d’un pont d’une hauteur d’à peu près 15 mètres. Nous décidons d’aller voir de plus près. 

 Dès que le bateau est amarré nous prenons Bumblebee et filons droit vers le pont. Une fois arrivé, nous nous apercevons que l’endroit est sécurisé. En effet, près du pont se trouve un ponton où jouent des enfants. Un maitre nageur surveille l’activité en cas d’accident. Mes amis et moi décidons d’aller faire le grand saut. 

Confiant au départ, me voila au bord du pont avec le vent soufflant dans mes oreilles. Mes jambes se mettent à trembler, le vertige me prend. Mais pas question de me dégonfler, mes amis vont le faire alors je vais le faire avec eux. Nous comptons « 1,2,3 » et sautons. La chute est intense, longue et si rapide à la fois. L’impression de tomber dans le vide m’assaille. 

Mes pieds claquent au contact de l’eau, ça y est. Je l’ai fait. J’ai sauté de 15 mètres. Le cœur battant et fier d’avoir repoussé ma phobie du vide, je suis heureux. Remis de nos émotions nous prenons bumblebee et traçons vers notre nouvelle étape, le lac de Varna !

Après seulement un quarantaine de minutes, Bumblebee nous conduit jusqu’a la réserve naturelle du lac de Varna, un endroit immense et désertique proche de la mer adriatique. L’endroit est idéal pour observer la faune et la flore du pays et réserve des panoramas à couper le souffle. Benoit, Marine et moi arrêtons notre chemin sur les hauteurs prendre quelques photos et profiter de la vue.

La route sur les chemins caillouteux vaut le coup, le spectacle est plus que jamais au rendez-vous. Nous contemplons la nature sur des kilomètres, c’est un des plus beaux endroits que j’ai vu lors du voyage.

Des moments entre amis comme ça ne s’oublient pas, mais je préfère les immortaliser. A perte de vue nous contemplons des étendues d’eau, des montagnes, puis plus loin la mer. L’air frais souffle sur nos épaules, c’est un vrai beau moment. Toutes les belles choses ont une fin alors nous nous dirigeons quelques minutes plus tard vers la voiture puis cherchons un logement pour la nuit après cette journée mouvementée.

Internet nous indique qu’à quelques kilomètres de là un hôte est près à nous recevoir. Nous fonçons sur l’occasion et nous dirigeons vers Sibenik un petit village à quelques kilomètres.

Nous sommes alors très bien accueillis par un monsieur d’une soixantaine-dizaine d’années qui après nous avoir montré notre chambre, nous invite à boire un verre dans son sous sol aménagé pour recevoir ses invités.

Après nous avoir servi un verre, nous commençons à discuter avec notre hôte du soir. Nous lui parlons de notre périple croate puis de nos vies respectives en France. 

 

Il nous raconte son histoire à son tour. Il a toute sa vie fait voyager des personnes tels que le prince du Qatar, des émirats, de Dubai et nous présente celui pour qui il a piloté le plus longtemps; l’illustre pilote de formule 1 Michael Schumacher. Humblement, le vieil homme nous présente alors les maquettes des avions qu’il a pilotés, avec une passion non dissimulée.

Il nous explique qu’il a fait construire la maison où nous sommes en grande partie grâce aux pourboires que lui ont donnés ses anciens patrons. On peut comprendre qu’ils étaient très conséquents tant la maison est grande. Une piscine est même en préparation. Aujourd’hui il accueille des personnes venues du monde entier et s’occupe d’elles. Né à Zagreb, après avoir fait le tour du monde, il partage aujourd’hui sa maison en toute sympathie dans un coin perdu de la Croatie.

Je suis admiratif devant tant de simplicité et de gentillesse. Il finit par nous conseiller certains endroits à faire à Zadar, la grande ville la plus proche et nous laisse à nos occupations. C’est sur ces mots que nous allons nous coucher, de belles images et des histoires plein les yeux. Demain nous prenons la route vers Biograd Na Moru pour visiter les îles kornatis.

Bratislava

Bratislava

Bratislava

Bratislava est une petite capitale très agréable à visiter. De haut de son château ou du haut de la tour du pont du soulèvement nationale, les vues sont imprenables. Idéal pour un week-end ! De plus, les femmes slovaques sont réputées pour être très jolies, je peux vous confirmer cette information !

Rémi Europetrotter

Sofia la capitale Bulgare

Sofia la capitale Bulgare

Après une petite semaine à Athènes, je décolle pour la Bulgarie. En seulement une heure j’atterris à Sofia. A peine arrivé c’est le choc, l’aéroport est aussi grand qu’un petit gymnase et pas plus de 10 vols sont affichés. Je souris en me demandant ce que je fais là. Il fait beau. Je me mets à la recherche d’un taxi. Enfin,un taxi qui comprends ce que je dis car  l’anglais capte mal ici. Ou alors les chauffeurs n’ont pas trop de réseau. Au bout de 10 minutes de langage des signes j’en trouve un. Les sols pavés font vibrer la voiture à l’entrée du quartier où je vais loger cette nuit. 

Je pose mes affaires et file directement me promener dans Sofia. 

Ma première impression est bonne, les bâtiments sont espacés, les trottoirs bien dégagés, la ville me semble propre. Au bout d’une quinzaine de minutes de marche, je me retrouve en face d’un immense bâtiment lui même devant un champ de fontaines alignées. Ces fontaines sont entourées d’un joli parc vert et spacieux. Je m’assieds sur ce banc près d’un groupe de jeunes skateurs quelques instants. Ce bâtiment immense est en fait le palais national de la culture, il abrite pas moins de  15 salles de spectacles et de conférences.

L’endroit est apaisant, peut être est-ce grâce au bruit de l’eau provenant de la fontaine ou les couleurs vives du parterre  de fleurs rouges et jaunes qui décorent le contour des fontaines. Le parc est entouré d’immeubles arborant des publicités sur leur façade pour de grandes marques américaines. Comme beaucoup de pays de l’est, la Bulgarie été liée à l’URSS avant son effondrement en 1990. Depuis, comme le montrent ces panneaux,  le capitalisme a repris l’avantage. La ville conserve  tout de même des grandes marques de sa période sous dictature, notamment par ses nombreuses statues représentant les anciens dirigeants par endroit.

Après quelques minutes à profiter du soleil, je me dirige vers la rue piétonne qui se trouve à une centaine de mètres. Jusqu’ici peu animée, la ville prend vie pas à pas. Je marche et entends parler bulgare à la terrasse de ses restaurants. Ici curieusement beaucoup de devantures proposent de la nourriture italienne.

D’ailleurs, les menus sont pour la plupart illisibles pour un français comme moi car ici c’est l’alphabet cyrillique qui est utilisé. Heureusement qu’une traduction anglaise est toujours fournie ! C’est marrant comme un alphabet peut créer un dépaysement. En revanche, c’est un peu moins drôle quand il faut se retrouver sur une carte.

Je progresse dans cette allée et prends des photos, je ne sais pas si c’est à cause de mon appareil photo ou de ma casquette à l’envers mais les gens me regardent comme un ovni. Peut être est-ce mon pied pour appareil photo électronique qui attire l’oeil ou alors peut être que je suis le seul touriste à avoir choisi Sofia comme destination ! 

Toujours est-il que c’est la première fois depuis le début de mon voyage que l’on me regarde autant.

Pour la plupart ce sont des regards curieux, pour les serveuses ce sont des sourires. C’est peut être mon côté français qui fait effet.

Mes chevilles gonflent. Je m’arrête boire un verre dans un de ces bars le long de l’allée. Je tends l’oreille et écoute les gens discuter. Le bulgare ressemble beaucoup à la langue russe, c’est à la fois joli et agressif par moment. Assis devant un coca bien frais, je regarde les passants. 

Je suis étonné de voir que les hommes ici ont pour la plupart les cheveux rasés, les yeux clairs, sont assez musclés et ont un air un agressif.  Les femmes qui les accompagnent sont elles plutôt fines et brunes. Je le note car c’est assez marquant. Pour les cheveux rasés, même les enfants optent pour ce style, je me demande s’il n’y a  pas une épidémie de poux dans la région tant il y a si peu d’hommes qui choisissent de garder leurs cheveux. 

Verre vide, je continue ma découverte de la ville en reprenant l’allée. J’aperçois alors au bout de mon chemin une coupole verte émeraude. Je commence à me dire que c’est peut être la célèbre cathédrale d’Alexandre Nevski mais elle me parait plus petite que sur les photos de la ville. Je m’approche et comprends très vite qu’il s’agit d’une autre. J’entre alors et me retrouve au milieu d’un mariage, je m’esquive rapidement tout en regardant l’intérieur majestueux et doré de l’autel qui attend sa mariée du jour. 

En ce jour heureux pour ces tourtereaux , je poursuis la visite de la ville à la recherche de la célèbre cathédrale symbole de Sofia. Sur le chemin qui me mène à l’édifice, je croise beaucoup de monuments religieux différents, l’église Saint Nicholas attire particulièrement mon attention. Ses tours en or me renvoient en Russie, pas étonnant, ces bulbes et fresques en or sont un cadeaux de Saint Nicholas II, le dernier empereur russe de la famille Romanov rien que ça. L’Histoire est partout et à chaque église, une nouvelle facette de la société bulgare se présente. Mosquées, synagogues, églises, église orthodoxes, églises russes, le patrimoine bulgare est multiculturel, complexe et d’une richesse incroyable.

Pour ajouter encore un peu de charme à ses rues, on trouve au détour de certains quartiers, un street art coloré qui ravive un peu certains quartiers ternes.

Ma journée s’achève à une centaine de mètres plus loin, devant la grande star de la ville, la cathédrale Alexandre Nevski, véritable bijou d’architecture. Cet édifice immense pouvant accueillir plus de 10 000 personnes est un des plus grands monuments orthodoxes du Monde. Ce qui marque au premier regard c’est sûrement la coupole en or et les toits verts émeraude. Parfaitement conservée à l’extérieur, son intérieur est un peu moins impressionnant. Ne pouvant pas prendre de photo à l’intérieur sous peine d’amende, je vous la décrirai comme très sombre avec un immense lustre éclairant toute la pièce.

Heureux d’avoir pu trouver le symbole de la ville au bout d’une belle journée, je rentre préparer mes affaires pour ma prochaine destination, la capitale Roumaine, Bucarest.

Episode 2 : Surprise sur plage paradisiaque

Episode 2 : Surprise sur plage paradisiaque

Après une bonne nuit de sommeil, notre trio se réveille tranquillement. Aujourd’hui nous reprenons la route pour partir de la ville. La destination est toute trouvée, l’endroit s’appelle Makarska et il paraît que l’on y trouve de belles plages.

Mon ami rentre l’adresse au hasard sur le GPS et Bubblebee ronronne, c’est parti pour une grosse heure de route. En quittant Split, Les paysages sont toujours aussi impressionnants, la route est agréable car nous longeons la mer. Le spectacle de la rencontre entre les roches et la mer est splendide. Nous sommes rassurés, nous étions déçus à Split, mais je pense que nous avions tout simplement dû tomber au mauvais endroit. Ce que l’on voit est beau.

Par cette chaleur, la plage va nous faire le plus grand bien. Après une vingtaine de minutes de chemins escarpés, nous atteignons presque notre but. Nous y sommes !

J’aperçois des gens se baigner, certains d’entre eux semblent avoir oublier leur maillot mais je n’y prête pas attention. Plus mes pas me rapprochent de l’eau plus je constate que ces gens ont vraiment la tête en l’air. « C’est quand même bizarre de penser à sa serviette mais pas à son maillot quand on va à la plage » me dis-je.

Puis un panneau au milieu de la plage confirme ma thèse. « Nudist only » est écrit dessus. Nous en rions un moment. Heureusement la plage est coupée en deux, nous allons donc nous baigner dans l’eau claire du côté des habillés. Nous avions prévu de faire de la plongée, nous risquons à coups sûrs de croiser de drôles de poissons.

Décidément ce road trip est déjà plein de surprises ! Quelques heures et quelques coups de soleil plus tard nous reprenons la route. La prochaine étape nous attend, et il s’agit de la réserve naturelle de Krka. Le moteur couvre déjà mes mots, c’est parti !

L’eau turquoise, les villages, la montagne. J’ouvre la fenêtre et prend un grand bol d’air frais. Nous arrivons donc dans la jolie ville de Makarska, les terrasses, les bateaux de luxe, le phare rouge et l’air marin nous accueillent.

Il parait que les plus belles plages sont un peu cachées, alors nous décidons de nous éloigner des commerces et du centre à la recherche d’un petit coin de paradis.

Nous arrêtons Bumblebee quelques kilomètres plus loin, puis partons nous perdre à pied dans une forêt de pins. L’odeur du bois mélangé à l’air venant de la mer est douce, nous ne sommes pas loin du but. Mais avant il faut passer le chemin rocailleux qui longe la mer et nous mène vers les plages.