Romance à Florence

Romance à Florence

Romance à Florence

C’est avec une agréable impatience que je quitte Milan pour Florence. Après 2h30 de bus, me voilà  arrivé dans cette ville que tout le monde m’a décrite comme incontournable. Pourtant lorsque j’emprunte le tramway florentin aux abords de la ville, je ne vois rien de palpitant, seulement des appartements de couleur jaune et orange pastel et une atmosphere sèche, presque andalouse. Puis je décide de m’aventurer pour en savoir plus et je me dirige vers le centre. Je m’arrête quelques temps pour m’abreuver, il faut dire que le thermomètre affiche 34°C et que mon ressenti est double.

Surprenante découverte sur la piazza del duomo

Une fois ma bouteille d’eau rangée, je continue mon chemin dans la rue d’à côté puis je lève les yeux et là, je l’aperçois. 

La cathédrale de Florence. Dans ses démesures, dans ses couleurs, sa façade où tout y est décoré sans qu’il n’y ait rien à y enlever. Il n’y a pas encore de mot décrivant cette sensation de satisfaction architecturale si ce n’est la beauté. Même les visiteurs en file sur des centaines de mètres n’enlèvent rien au charme de cette piazza del duomo. Tout y est impressionnant, la cathédrale, sa tour que l’on appelle « Campanile » et son dôme… 

Florence est un saut dans le temps. Une idée de la renaissance. Michel-Ange, De Vinci, Dante, Boticelli, tous y sont nés et tous ont marché sur cette place où je me trouve à l’instant. Je me sens étrange et admiratif, ce sont bien ces illustres prédécesseurs qui ont défini le sens de la beauté. 

Après une heure et demi d’attente, ébahi par ce qui m’entoure, je passe le pas de la porte de la cathédrale. La fresque du Duomo me met une deuxième claque dont j’ai encore les séquelles. C’est simplement somptueux, chaque détail est à couper le souffle. Je reste au moins une dizaine de minutes à contempler ce chef d’oeuvre. J’en ai mal au cou, mais tant pis.

Florilège de saveurs au

Mercato centrale 

Toutes ces belles choses se regardent sans fin. Mais je dois continuer ma route car la cité au Lys rouge ne m’a pas encore tout montré. Je me perds alors dans les rues alentours puis rencontre un marché. On se croirait dans un souk. Les marchands sollicitent mon attention mais je poursuis mon chemin. J’entre alors dans un gigantesque hall. Les odeurs de charcuterie, de fromage, de pain chaud, de fruits et légumes m’assaillent les narines. 

Voici le « Mercato centrale », un immense marché sur plusieurs étages proposant des dizaines de devantures colorées et parfumées de produits locaux. Décidément, l’Italie me plaît. La Dolce Vita m’emmène avec elle et ne me lâche plus. Je salive devant ce marchand qui propose lasagnes, légumes farcis, pâtes et viandes froides. Sans hésitation je commande cette part de lasagne. À la première fourchette, je suis transporté dans les jardins de toscane où poussent ces tomates, dans les cuisines où les artisans préparent la fine pâte de mon plat. La béchamel sublime le tout et je tombe encore un peu plus amoureux de ce pays. 

Intime rencontre devant l’hôtel de ville 

La peau du ventre tendue, je regagne les rues florentines. Après quelques minutes, je tombe nez à nez avec une grande place où siègent des dizaines de sculptures représentant chacune un dieu ou un personnage mythologique. Un énorme bâtiment trône au milieu de la Piazza della Signoria. Je découvre donc l’Hôtel de Ville de Florence. Et sans prévenir, alors que je me dirige vers son entrée, je me retrouve face à un jeune homme nu en pierre. Ce monsieur, dans le plus simple appareil, n’est autre que le David. Enfin, sa reproduction. La vraie sculpture de Michel-Ange se trouve quelques rues plus loin dans le musée de l’académie de Florence. Pour la petite histoire, cette oeuvre représente David juste avant son combat contre Goliath. Elle a été sculptée dans un bloc de marbre de plus de 4 mètres de haut. Choqué par tant d’impudeur, je poursuis ma balade dans les petites rues à l’ombre de ce soleil brûlant. 

Aux portes du paradis

Cherchant le frais, je privilégie cette rue où se trouvent quelques devantures. Je passe devant une« gelateria » où les artisans préparent devant mes yeux ce qui va devenir la meilleure glace de ma vie. Je choisis le parfum cioccolate (chocolat) et straciatella. Autant vous dire que cette dernière n’a pas le temps de fondre et pourtant il fait chaud. À la première lampée, je suis aux abois.

Cette dose de bonheur gelée clôture à merveille cette journée. Des images plein les yeux et des saveurs plein le palais, je dois (déjà) partir. 

Dois-je prendre ce bus ? Avec un peu de chance il me mènera jusqu’à Rome.  Affaire à suivre…

Ciao Firenze ! 

Promenade Milanaise

Promenade Milanaise

Après seulement un peu plus d’une heure d’avion au départ de la France puis une navette jusqu’à la gare, me voilà plongé dans une ville où la classe à l’italienne prend tout son sens. Les femmes sont endimanchées peu importe le jour de la semaine, à tel point que l’on se sent stupide de ne pas avoir passé une belle chemise. Les hommes, en costumes sur mesure, semblent sortir tout droit d’un tournage pour une publicité de parfum. De quoi rougir quand tu passes la journée en chaussures de marche, short et simple tee-shirt.

Mais peu importe le tissu tant que le voyage est agréable. Il suffit de quelques pas hors de la gare de la place Garibaldi pour que mes yeux soient attirés par ces étranges grattes ciels poilus de verdure. Quelques pas plus tard, je me rends compte que ce vert et cette flore sur les bâtiments feront partie de la balade. Je suis étonné par ces jardins suspendus qui ornent les immeubles. Milan est une ville fleurie où il fait bon vivre.

Lorsque je me perds dans les rues pour découvrir la capitale lombarde, ce qui me marque est surtout les teintes « pastel » de la ville. Les murs des rues oscillent entre le jaune, le orange et parfois même le rouge. On retrouve aussi une touche de vert dans les volets. Les bâtiments  parfois modernes et anciens se côtoient avec le sourire. Quel bonheur de se balader dans Milan ! (Pour moi qui découvre l’Italie,) je suis charmé dès que cette odeur de pain chaud me chatouille le nez au passage de cette rue marchande. Ces « ristorante » ont une allure aussi attirante que leur odeur. Cela en devient presque cliché : les nappes à carreaux rouge et blanc décorent certaines terrasses, les serveurs moustachus sont en costumes trois pièces, on se croirait dans les Aristochats. Pizzas, pâtes, charcuterie, glaces ou encore panini, j’ai envie de rester ici toute ma vie.

Je continue ma balade quelques pas plus loin dans ces mêmes rues. Il n’y a pas que les restaurants qui sont charmants, les petits commerces donnent encore d’autres couleurs à Milan. Les étalages de fruits, les étalages de pasta colorées, les magasins de fromaggio, je passe par diverses sensations olfactives. Si je devais vous donner un conseil à Milan, ce serait de ne pas trop écouter vos pulsions. Car la nourriture n’est pas la seule tentation par ici…

En effet, Milan demeure une des grandes villes de la mode. Prada, Sandro, Versace, Louis Vuitton colorent les rues par leur affiches de publicité toutes plus originales les unes que les autres. Malgré le fait que ces marques soient hors de prix/ touchent un univers luxueux, ces vitrines me font voyager. Je pense notamment à celle de Prada qui s’est métamorphosée en patisserie pour sa nouvelle collection.

Le passage le plus impressionnant est de loin la galerie d’Italie ainsi que la place Duomo où se tient majestueusement la cathédrale de Milan. Cette magnifique galerie en croix éclaire à merveille les grandes enseignes de haute couture qui se trouvent à l’intérieur. Au sol, on y trouve des mosaïques représentant certains emblèmes de la ville.

 Il y a d’ailleurs une coutume locale bien surprenante sur place. Lorsque l’on se trouve au milieu de la galerie, on peut apercevoir dans la journée un petit groupe de personne en rond autour d’une mosaïque représentant un taureau. Chacun à leur tour, quelques passants mettent leur talon droit sur les parties intimes du taureau et font trois tour sur eux-mêmes. Il parait que cela porte chance, je l’ai donc fait. Mais pour être tout à fait honnête j’avais l’impression que c’était surtout fait pour que les milanais reconnaissent les vrais touristes ! 

 Blague à part, si l’on continue son chemin vers la place Duomo, on découvre la fameuse cathédrale de Milan. C’est véritablement l’endroit qui m’a le plus plu. Cela ne m’étonne pas quand on me dit que c’est le lieu le plus touristique. Aussi bien à l’extérieur qu’a l’intérieur, ce monument au style gothique est impressionnant.

C’est comme cela que j’ai découvert Milan. Une ville colorée, sublime et surprenante. 

Prochain arrêt Florence.