Comme prévu, les chemins me mènent à Rome.

Après 2h30 de bus, je pose enfin le pied sur la Capitale italienne. Première sensation après la chaleur étouffante : je ne suis pas le seul à visiter la ville éternelle. Bien au contraire, la gare, les bus, les rues, tous sont plein à craquer. Je ne me dégonfle pas et décide de passer un bon voyage coûte que coûte.

Après la renaissance, l’antiquité:

Sous mes pieds les pavés romains imparfaits mais néanmoins charmants donnent du fil à retordre aux suspensions du bus. Je m’arrête place Venezia, la place centrale de Rome. Je fais quelques mètres jusqu’à son centre. Je découvre alors l’imposant monument Victor-Emmanuel II qui attire tous les regards. Des drapeaux italiens flottent au dessus des sculptures à la gloire de l’ancien roi italien. Je décide de m’approcher pour prendre quelques photos. 

« Water water water ! » ouï-je. On dit que seul Paris vaut Rome, pour les pavés et les vendeurs d’eau à la sauvette, pour le moment je suis d’accord. Ceux-là sont un peu plus insistants et te mette la bouteille dans la main. En tant que touriste, le sport national à Rome durant l’été est sûrement le slalom géant entre vendeurs. Pour éviter d’acheter ces glaçons comprimés dans des bouteilles, des centaines de fontaines sont accessibles partout dans Rome. En été, c’est un détail qui compte. 

Je continue mon chemin et contourne le monument par sa droite.

C’est à peine croyable. A chaque mouvement de tête je peux voir un monument célèbre, et à midi, j’aperçois le monument pour lequel j’ai aussi décidé de faire ce voyage: le très célèbre Colisée. Il est là, à une centaine de mètres devant moi. Sur ma droite, le forum romain défile. Je suis surpris par sa taille, ses détails. Je suis au centre de l’empire Romain. Je photographie des yeux chaque recoin. Cet endroit me dépasse. Je continue quelques mètres. Je me sens gladiateur et citoyen romain. J’avance vers lui, le colossale Colosseo, anciennement nommé amphithéâtre Flavien. Les milliers de touristes n’existent plus. Nous sommes tous spectateurs. Je me dirige alors dans son entre. J’entends les cris du peuple et les rugissements des lions. Prêt pour le combat, je m’arme de mon appareil photo et immortalise chaque angle de cette arène de 2000 ans.

 

 

 

Je me promène alors au 2 eme étage et fais le tour du propriétaire. Il est immense et glorieux. Je lève mon pousse vers le haut pour que le Colisée demeure toujours puis je quitte l’enceinte.

Non loin de là, je reviens sur mes pas et visite le Forum romain puis le Palatin. Après 1h30 d’ascension, j’arrive en haut du mont. Je domine alors tout Rome. Mon regard ne sait plus où se poser tant il y a des monuments visibles ici. La vue imprenable sur le forum , le Colisée, les dômes et les divers clochers romains dont on devine les 900 églises. Il faudrait toute une vie pour tout savoir de Rome et je n’ai que quelques jours. Je prends alors la route vers le Vatican.

« Habemus papam »

Ce n’est pas nouveau, les chrétiens ont un Pape et il loge au Vatican. Comme c’est tout près, je décide d’aller à sa rencontre.

D’emblée, les fortifications du Vatican m’impressionnent. Cette cité paraît impénétrable, à moins d’avoir pris son billet en avance. Prévoyant, je montre le mien au gardien et passe aux rayons X. Tout est en ordre, rien à déclarer, je pose les pieds au Vatican. Je traverse une à une les salles somptueuses des musées qui me conduisent vers une certaine chapelle Sixtine. De la Renaissance à l’Égypte antique jusqu’aux reliques papales, tout y est rare et impressionnant. Toujours pas de Pape en vue, je décide d’aller voir ce célèbre plafond sublimé par Michel-Ange. 

A peine entré, je ne peux pas voir le sol tant il y a de monde. Chaque mètre carré est occupé par ces touristes levant la tête. Heureusement que personne ne peut marcher au plafond. Je contemple ce chef d’œuvre. Je n’ai pas le temps de prendre mon appareil que l’un des gardiens me bloque déjà l’objectif. Je n’aurai pas de photo de La Chapelle Sixtine, alors une nouvelle fois, j’utilise mes yeux et photographie ce souvenir.Je suis sans voix. Chaque centimètre est d’une beauté sans pareille. Le jugement dernier y est peint, MMichel-Ange y a passé 4 années de sa vie.Mais l’attente a assez duré et je commence à me dire que le Pape joue à cache-cache. 

Peut être sera-t-il à la basilique saint Pierre ?

« Dernière chance »

 

Désireux d’atteindre mon objectif, je me dirige vers la place Saint Pierre à quelques pas de La Chapelle. 

Le lieu est immense, les colonnes formant la place me font penser aux colonnes dans Hercule version Disney, chacun ses références. Pourvu qu’elles ne s’effondrent pas comme des dominos.

Au bout de la place, la basilique Saint Pierre règne sur le Vatican. C’est donc ici le berceau de la religion chrétienne. Déjà sans voix à Milan et Florence, ce monument me donne le coup de grâce.

A l’entrée, ses dorures scintillent et un rayon de soleil divin éclaire le sol. Chaque détail est peaufiné, le dôme est à couper le souffle.Cela ne paraît pas réel, c’est pourtant ici que le Pape François donne la messe tout les jeudis. Le lieu est hors du temps. Au beau milieu de la nef se trouve un vitrail doré où vole une colombe. Je reprends mon fidèle appareil et essaie de capter ces nuances d’or et d’orange. Rien ne vaut les yeux pour voir.

Pas de Pape en vue, j’abandonne la partie mais je ne suis pas venu ici pour rien. Tout ce que j’ai vu était grandiose. 

 

La nuit tombe plus tôt sur Rome et la journée a été riche en découverte. Je rentre me coucher des souvenirs plein les yeux.

Demain, un nouveau jour se lève synonyme d’une nouvelle destination. Une envie de pâtes fraiches s’empare de moi.

Et si j’allais à Bologne ?